Ils avaient leur atelier à Eygalières
Mario PRASSINOS
1916 — 1985
Mario Prassinos naît le 30 juillet 1916 à Constantinople (Istanbul) dans une famille gréco-italienne. En 1922, sa famille fuit la Turquie pour échapper aux persécutions contre les Grecs et s’installe en France. Il grandit à Paris, où il suit des études au lycée Condorcet, puis à l’École des Langues Orientales et à la Sorbonne. Dès les années 1930, il fréquente les cercles surréalistes par l’intermédiaire de sa sœur, la poétesse Gisèle Prassinos, et côtoie des figures majeures comme André Breton, Paul Éluard, René Char, Max Ernst, Salvador Dalí, Marcel Duchamp et Man Ray. Ses premières œuvres sont des illustrations pour les poèmes de sa sœur.
Prassinos se distingue par une œuvre non figurative, diverse et expérimentale : peinture, dessin, gravure, tapisserie, illustration, décors et costumes de théâtre, écriture. Il participe à la vie artistique parisienne, expose dès 1938, et s’engage volontairement pendant la Seconde Guerre mondiale, où il est blessé et décoré de la Croix de Guerre. Après la guerre, il s’éloigne progressivement du surréalisme pour développer un style personnel, marqué par une recherche de simplicité, de rythme et de lumière.
En 1951, Prassinos achète une maison à Eygalières, aux pieds des Alpilles, en Provence. Ce choix marque un tournant : la lumière, les paysages, l’atmosphère de la région deviennent une source d’inspiration majeure. Il y retrouve ses origines méditerranéennes et y puise une force créatrice nouvelle, privilégiant l’usage du noir et du blanc pour exprimer le clair-obscur et la violence de la lumière du Sud. Les Alpilles, les Baux, les collines autour de sa maison inspirent de nombreuses séries de dessins et de peintures entre 1952 et 1977.
La Provence imprègne profondément son travail. Prassinos y trouve une forme de plénitude et de liberté créatrice, loin de l’agitation parisienne. Il y réalise des œuvres majeures, comme les séries inspirées par les Alpilles, les paysages turcs, ou encore les « Peintures du Supplice » pour la chapelle Notre-Dame de Pitié à Saint-Rémy-de-Provence. En 1985, il fait don à l’État français d’une collection synthétique de son œuvre.
Mario Prassinos meurt le 23 octobre 1985 à Eygalières. Son œuvre, marquée par une grande liberté formelle et une sensibilité méditerranéenne, est aujourd’hui présente dans de nombreux musées en France et à l’étranger. La Provence, et plus particulièrement les Alpilles, reste indissociable de son parcours et de son art, comme en témoignent ses écrits autobiographiques, notamment « La Colline tatouée ».
Œuvres de l'artiste
Mario Prassinos • L’arbre
Mario Prassinos • L’arbre
Mario Prassinos • Paysage turc
Mario Prassinos • Les alpilles
Mario Prassinos • Les alpilles
Mario Prassinos • Les alpilles
Mario Prassinos • Vers le haut
Mario Prassinos • L’arbre
Mario Prassinos • La vague
Mario Prassinos • L’arbre
Mario Prassinos • L’étang
Mario Prassinos • Le feu
Mario Prassinos • Les alpilles jaunes
Mario Prassinos • Les alpilles rouges
Mario Prassinos • Haute flamme
Mario Prassinos • Ariane
Ils avaient leur atelier à Eygalières
Ce sont des artistes spécifiquement liés au village d’Eygalières ou de ses environs.
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